Récits et photos de balades à moto


BMW R1200 R

 

Dernière mise à jour
02/06/2017

PAYS BASQUE

FEVRIER 2003

 

Chaque région est unique mais j'en connais peu qui soient aussi attachées à ses traditions et à sa langue. L'origine du peuple basque et de sa langue n'a pas été clairement établie : on parle de migrations asiatiques et d'une culture antérieure à la diffusion des langues indo-européennes... Les anthropologues ont montré qu'on pouvait également distinguer les peuples aux rites qui entourent certains événements, comme la naissance. Les basques avaient cette curieuse habitude de célébrer la naissance d'un garçon, en lapidant le premier voisin mâle venu. Cette coutume fut abolie par Urbain 8 au 16ème siècle. En revanche, celle de la couvade persista plus longtemps mais il est vrai qu'un père qui s'alite au moment de l'accouchement de sa femme, c'est moins barbare que de trucider son voisin. Géographiquement, le pays basque, c'est 7 provinces qui s'étendent de part et d'autres des Pyrénées et le long du golfe de Gascogne. La côte est belle et variée, alternant plages de sable et rochers découpés tandis que la montagne passe progressivement de 2500 mètres à l'est, à des collines peu élevées à l'ouest.
Comme dans de nombreuses régions touristiques, les routes côtières sont "blindées" en été et mieux vaut les faire hors-saison, en février par exemple, à condition que la météo soit clémente, ce qui est malgré tout assez souvent le cas dans cette région. Sinon, les routes de l'intérieur, surtout celles entre Saint-Jean-Pied-de-Port et le Béarn ou encore celles de la "Province" espagnole de Navarre, sont superbes et sinueuses. Mais on ne peut pas traverser ce pays le "nez dans la bulle". Ca serait faire l'impasse sur les superbes villages avec leurs maisons "labourdines" si typiques, leurs frontons de pelotes et leurs trinquets ou encore leurs églises avec leurs étonnants clochers en forme de calvaire. Nous avions fait ce voyage en février et il faut bien dire que malgré la latitude, nous n'avions pas eu très chaud. En revanche si les sommets étaient neigeux, la plupart des cols étaient ouverts, avec malgré tout des passages verglacés qui faisaient dire aux autochtones que les parigots étaient décidément des gens bizarres. Mais bon, quand on connaît le plaisir de monter des cols en plein soleil, sur des routes sèches bordées de congères, ça n'est pas une plaque de verglas qui peut... nous arrêter.  C'est le cas de le dire ;-)
Ci-dessous, quatre itinéraires mais nous avions également consacré deux journées à visiter Saint-Jean-de-Luz (faire la corniche), Biarritz et Bayonne.

 


GPS :
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Vallée des Aldudes


Maison basque de la Bastide-Clairence

 

BALADE 1 :  LES VILLAGES HISTORIQUES (180 KMS)

Ainhoa (06)
 
 
Sare D305, D4
Bera Vera (Esp) D406
Ascain C131, D4
St Pée sur Nivelle D918
Ustaritz D3, D250
Hasparren D250, D22
La Bastide-Clairence D10
Isturits D123, D156
Hélette D251, D151
St-Jean-Pied-de-Port D22
St-Etienne-de-Baïgorry D15
Erratzu D949, NA2600
Ainhoa NA2600, N121, D20
   

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Cette balade est centrée sur la découverte des vieux villages basques, avec quand même, plaisir de la moto oblige, entre chaque village, des routes et des paysages magnifiques.
Pour commencer, un mot sur Ainhoa, notre port d'attache. Ce village frontalier est formé d'une seule rue principale bordée de maison basques très anciennes. L'hôtel Oppoca se trouve juste en face du fronton.
Sare et Ascain sont de jolis villages à partir desquels des GR partent pour la Rhune, la grande fierté des basques. On peut l'escalader à pied ou en prenant un petit train à crémaillère. A l'époque où j'étais affûté, j'avais fait la course de montagne (course à pied) "Ascain - Sommet de la Rhune" au plus court. Un truc de "ouf" où les basques, habitués à la montagne et connaissant parfaitement les chemins, nous mettaient des boulevards considérables. Boulevards qui s'inversaient dès lors que nous courions en plaine ;-).
De l'autre côté de la frontière, Bera Vera mérite qu'on s'y arrête. De retour en France, il faut également visiter la Bastide-Clairence, du côté des belles grottes d'Isturits-Oxocelhaya. C'est un des plus beaux villages du Pays basque, avec sa bastide navarraise et ses maisons traditionnelles mais également en raison d'une église entourée de dalles funéraires et un peu plus haut, d'un très ancien cimetière juif.
Sur la route de la Bastide, on passe à proximité de Cambo et ça serait dommage de ne pas visiter Villa Arnaga, la superbe maison-musée d'Edmond Rostand.
On ne présente pas non plus Saint-Jean-Pied-de-Port, son antique citadelle et ses ruelles pentues. C'est l'ancienne capitale de Basse-Navarre où se regroupaient les pélerins de Saint-Jacques venus de toute l'Europe. Du vieux pont, on a de belles vues sur la Nive bordée de maisons anciennes.

 


Hôtel Oppoca à Ainhoa
 


Fronton d'Ainhoa
 


La Rhune
 


Sare
 


Eglise de sare
 


Cimetière juif de La Bastide-Clairence
 


Bera Vera


Dalles funéraires de l'église de la Bastide-Clairence

 

 

BALADE 2 :  BOUCLE BEARNAISE (305 kms)

Ainhoa (64)
 
 
St-Jean-Pied-de-Port D20, D932, D918
Mauléon Licharre D933, D918
Oloron Ste-Marie D24
Estialesq D24
Lasseube D24
Pau D24, N134
Bielle N134, D934
Escot D294
St-Jean-Pied-de-Port N135, D933
Espélette D918
Ainhoa D918, D20
   

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Ce jour-là, ça "caillait sec" et avec le froid, l'envie de manger une garbure à Pau, s'était naturellement imposée. Géné avait fini par comprendre qu'un vrai pantalon d'hiver pouvait lui changer la vie. Donc, aucune hésitation à se lancer dans ce long Roadbook de 300 kilomètres vers la ville du bon roi Henri IV. A l'aller, la route s'élève progressivement. On remonte dans les Pyrénées. Au retour, nous avions pris les routes buissonnières du sud à travers la forêt des Arbailles et les petits cols comme celui de Burdin Olatze.
Au pied du château de Pau, ce ne sont pas les places de stationnement qui manquent et il y a même un ascenseur qui permet de monter sur les terrasses, à partir desquelles on peut rejoindre le quartier ancien avec ses échoppes d'antiquaires et ses nombreux restaurants. Quand on a froid et faim, tout semble bon mais honnêtement ce déjeuner nous a laissé un souvenir ému. Foie gras maison accompagné d'un verre de Jurançon sublime, suivi d'une garbure béarnaise, qui est une variante de la potée mais avec du canard confit et pour celle là avec un supplément de foie gras sur tranche de pain grillé, le tout accompagné d'un Madiran très honnête. Le Jurançon nous avait tellement emballé qu'en sortant du restaurant j'avais cherché... en vain d'ailleurs, la propriété du producteur.
 


 


Col de Burdin Olatze
 


Du côté de Mauléon
 


Petite vieille au bord de la piste


Château de pau

 

 

BALADE 3 :  PAYS BASQUE ESPAGNOL - Aldudes, Pamplona (181 kms)

Ainhoa (64)
 
 
Espélette D20, D918
Itxassou D932, D349
Bidarray D349 (Pas de Roland)
St-Etienne-de-Baïgorry D918, D948
Aldudes D948, D58
Urtasun N138
Pamplona N138, N135
Elizondo NA2540
Ainhoa N121B, D20
   

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Le versant espagnol du pays basque vaut bien le versant français et je dirais même que côté paysages et qualité des routes, je préfère le pays basque espagnol, enfin cette province là du pays basque, la Navarre. En plus, c'est beaucoup moins urbanisé et la circulation est quasi inexistante. Il est vrai que nous étions en février. En 2002, l'Espagne avait déjà commencé sa politique de grands travaux financés par la Communauté Européenne et la cartographie de mon GPS, comme celle de mes cartes Michelin n'avait pas eu le temps de suivre le rythme des travaux, si bien qu'en de nombreux endroits, je m'étais retrouvé hors roadbook, ce qui pour un "GPSisé", est générateur d'une angoisse insupportable ;-) Mais en réglant le "bousin" sur le mode boussole, on s'en sort toujours ;-)
Inutile de dire que ces nouvelles routes sont impeccables : viroleuses, bien dessinées, bitume lisse mais pas trop : de vraies pistes quoi !
La vallée des Aldudes, en France, est un petit coin du Pays basque à part. Situé dans un relief de montagnes moyennes, il suit la vallée de la "Nive des Aldudes" et offre un aspect pastoral plein de charme.
Et puis, pour un admirateur d'Hemingway, comme je le suis, impossible de ne pas faire une halte touristique à Pampelune. Je n'aime pas la tauromachie mais Hemingway a tellement décrit Pampelune dans ses romans que c'est un vrai plaisir d'essayer de retrouver ses impressions de lecture en flânant dans les quartiers du centre historique ou à proximité de la "plaza de toros".
 


 


Gené


Entre Navarre et Basse-Navarre


Pampelune

 

 

BALADE 4 :  PAYS BASQUE ESPAGNOL (290 kms)

Ainhoa (64)
 
 
Cambo D20, D918
St-Jean-Pied-de-Port D932, D918
Larrau D18, D19 (Col Bargargui)
Escaroz D26, NA140 (Port de Larrau)
Agoitz NA140, NA2040, NA172
Urroz NA150
Erro NA2330
St-Etienne-de-Baïgorry N135, N138, D58, D948
Ainhoa D949, NA2600, N121B, D20
   

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En février, cette balade est relativement risquée parce qu'au-delà de Saint-Jean-Pied-de-Port, après la frontière, on pénètre dans une région de montagnes déjà plus élevées. Tant qu'on suit les vallées, tout va bien mais le col Bargargui, sur une route de forêts où les virages à gauche sont toujours à l'ombre, nous avait fait quelques frayeurs. Au sommet, belle vue sur la Soule et le massif d'Ossau. En raison des difficultés dans le col de Bargargui, nous nous attendions à ce que celui de Larrau soit fermé mais exceptionnellement cette année là, il était ouvert aux véhicules... équipés de chaînes. En fait seul la partie finale du col était vraiment problématique, au point que j'avais dû me... débarrasser de ma passagère dans les derniers kilomètres de la montée et les premières centaines de mètres de la descente. Des carabiniers espagnols nous voyant en train de prendre des photos au sommet, s'étaient arrêtés assez surpris de nous trouver là, pour nous proposer... de nous prendre en photos !
La route qui va d'Ochagavia à Agoitz, en passant par Aribe est superbe. Une vraie piste sur laquelle il n'y a personne. 40 kilomètres de bonheur dans des paysages magnifiques sous un soleil éclatant. Agoitz, où nous arrêterons pour déjeuner est une ville surprenante : une de ces villes "champignon", qui a poussé dans la nuit au milieu de nulle part. Sans âme, sans passé, sans histoire mais qui correspond à un projet économique précis (barrage hydrauélectrique) et qu'on a créé pour les besoins de la cause. en tout cas, nous déjeunerons dans un restaurant ouvrier (attention, on ne sert qu'à partir de 14:30), une spécialité de poisson dont je me souviens encore.
La remontée vers la France peut se faire par trois routes différentes mais nous ne résisterons pas au plaisir de refaire la vallée des Aldudes puis de découvrir le col frontière d'Ispéguy, avant de finir par la belle vallée de la Bidassoa.


 


Col de Larrau


Col de Bargagui


Hôtel restaurant Beti-Jai d'Agoitz


Ma gourde à moi que j'ai

 

 

OU MANGER ?  OU DORMIR ?

Ainhoa Hôtel-Restaurant Oppoca - Bourg - 64250 - Ainhoa
Tél : 05.59.29.90.72
Site : http://oppoca.com/
   
Restaurants Celui d'Agoitz (Esp.) et ceux des quartiers historiques de la ville de Pau