Récits et photos de balades à moto


BMW R1200 R

 

Dernière mise à jour
30/10/2018

FECAMP

NORMANDIE


 

 
Le palais Bénédictine de Fécamp

 



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Vexin français et normand, Pays de Caux, Côte d'Albâtre, Pays de Bray

Aller : Magnanville - Fécamp (190 kms)
Retour : Fécamp - Magnanville (211 kms)

 

   Pour rallier la côte d'Albâtre, le chemin le plus court et le plus rapide est celui qui passe par Rouen mais le plus agréable à moto, c'est celui qui contourne largement l'agglomération rouennaise par le Vexin et le Pays-de-Caux. C'est l'assurance de pouvoir rouler tranquillement dans des paysages magnifiques et sur des routes sinueuses comme on les aime. Je n'ai rien contre Rouen, qui est une très belle ville au patrimoine remarquable mais si on veut faire une belle balade à moto, cet itinéraire est le meilleur que je connaisse. En partant de Magnanville ou de Mantes, on est très rapidement dans le Vexin qui déroule ses petites départementales dans des forêts luxuriantes. A l'automne, c'est juste magnifique. Un conseil : après les jolis virages qui précèdent Lyons-la-Forêt (plus beau village de France), une pause café près de la halle de ce charmant village s'impose. Petit village charmant et paisible ? Pas tant que ça si on plonge dans son histoire. A la limite de la Normandie anglaise et le royaume de France, Lyons était un point stratégique à l'époque médiévale. Guillaume le Conquérant y avait fait bâtir une forteresse, Henri 1er d'Angleterre et Richard Coeur de Lion y séjournèrent. D'ailleurs, si on s'intéresse à l'héraldique, le blason de Lyons comporte toujours les deux lions de la couronne d'Angleterre. Est-ce l'origine du nom de la ville ? On peut le supposer !
   Après Vascoeuil, on pénètre dans la petite région de "l'Entre Caux et Vexin" sur les plateaux normands qui se prolongent jusqu'à la côte. Comme je n'étais pas vraiment enthousiaste à l'idée de traverser Yvetot, je l'avais contourné largement par le sud pour remonter les vallées de la Durdent et du Valmont, jusqu'à Fécamp.
Au moyen âge Fécamp était un port important. Pas seulement d'un point de vue économique mais aussi politique et militaire, les ducs de Normandie y ayant fait construire leur palais ducal. Aujourd'hui ce palais est une ruine. En revanche, de l'abbaye qui avait été construite dans son enceinte, il reste la belle église abbatiale et quelques bâtiments occupés par les services de la mairie. Après avoir été le premier port morutier français grâce aux terre-neuvas, Fécamp a conservé une activité de pêche artisanale de grande qualité. (coquilles Saint-Jacques, homards, lotte, turbot...) tandis que le port de plaisance n'a cessé de s'agrandir pour accueillir potentiellement 800 bateaux.
Mais le bijou de la ville, c'est le Palais Bénédictine où je m'étais précipité en arrivant, histoire de rapporter une petite douceur à Madame. C'est un édifice du 19ème siècle édifié dans un style néo-gothique et néo-renaissance pour un négociant en Bénédictine. Il abrite un musée qui raconte l'histoire de la liqueur (qui n'a rien à voir avec les moines bénédictins), des salles réservées à des expositions d'art et un espace pour les épices et la distillerie. Le Maître de distillation propose une "Expérience Bénédictine" pour découvrir les plantes qui entrent dans la composition du "divin" breuvage et la subtilité de son élaboration.
Pour déjeuner j'avais opté pour le restaurant "La Marée" qui se trouve sur les quais, juste au-dessus d'une poissonnerie du même nom. Fraicheur garantie et pour rester dans la pure tradition fécampoise, j'avais choisi de régaler mes papilles avec un pavé de morue et une crème brûlée à la bénédictine.
Entre Fécamp et Dieppe, sur environ 60 kms, les routes côtières franchissent de nombreuses vallées qui débouchent sur la mer par de profondes entailles dans les falaises. Chaque fleuve côtier a sa "valleuse" si bien que le relief est accidenté et que les anciens services des "Ponts et Chaussées" n'avaient eu d'autres solutions que de s'adapter à la configuration du terrain et de tracer des routes particulièrement viroleuses avec un nombre d'épingles remarquable ! Ce qui n'est pas pour déplaire aux motards ! A Quiberville, il fallait bien penser à redescendre vers mes pénates mais toujours par les départementales qui vont bien : vallée de la Saâne, de la Vienne puis de la Varenne jusqu'à Saint-Martin-Osmonville, soit encore 60 kms de routes sympas. Et pour finir, le Pays de Bray suivi du Vexin, par un itinéraire qui n'a rien à envier aux précédents.
  
   Aux Andelys, le coucher de soleil s'annonçant sublime, je décidais de monter à Château-Gaillard par la D1, une départementale avec de beaux virages parfois serrés et là, alors que j'allais attaquer la première pente, j'avise devant moi un "romain" en sportive.

Parenthèse pour les non-initiés ! Un "romain" dans le vocabulaire "frmiste" (fr.rec.moto) c'est : "la proie favorite du braconneur. Circulant souvent sur des motos modernes et puissantes, ce sont les rois des lignes droites, des parkings et des zones industrielles. Au détour d'un col, il se fera impitoyablement dévorer par le braconneur tapi dans l'ombre sur sa rougne improbable".
 
Bon, je n'ai pas une rougne improbable mais c'est du pareil au même : je roule sur une moto de vieux, aussi asthmatique que son conducteur. Premier virage dans sa roue, premier round d'observation. Il m'a vu et ça le motive en sortie de virage sauf qu'en arrivant sur le suivant je suis obligé de le passer pour éviter de le "décalquer". Et puis plus personne dans les rétros. Aucune résistance, du mou de veau ! Déçu je suis, le romain n'est plus ce qu'il était.
Alors qu'arrivé au château, je m'apprêtais à immortaliser le coucher de soleil, je le vois débarquer. Il se gare à côté de ma moto, vient me trouver et me lance : "je viens de la faire brider parce que je la vends à un jeune permis !" On ne me l'avait jamais faite celle-là ! :-) Mais bon, comme un romain reste quand même un motard, nous avions engagé une discussion cordiale sur des sujets aussi importants que la beauté du site et la chance que nous avions de rouler par une si belle journée.  :-)


 

ALLER (190 kms)

Magnanville (78)
 
 
Gasny D983, D913, D313
Etrépagny D7, D181, D6
Lyons-la-Forêt D6
Vascoeuil D321, D115
Cailly D1, D12, D213, D15
Pavilly D44
Yvetot D143, D6015, D22, D5, D131
Le Hanouard C2, D240, D131
Fécamp D150
   

RETOUR (211 kms)

Fécamp (76)
 
 
Sassetot D925, D79
Saint-Valéry-en-Caux D5, D68
Quiberville D925, D68, D75
Bacqueville-en-Caux D127, D152, D127, D123
Torcy-le-Grand D149
Saint-Saëns D154
Vascoeuil D38, D41, D46, D13, D1
Les Andelys D1, D6014, D1
Tilly D1
Vernonnet D181
Giverny D5
Limetz-Villez D201
Bonnières D201
Rosny-sur-Seine D113
Buchelay D113
Magnanville D110, D928
   

 


Côte d'Albâtre
 


Distillerie du palais Bénédictine
 


Château de Vascoeuil
 


Vallée de la Varenne
 


 

Sur la digue de Fécamp



 
Coucher de soleil sur Château Gaillard (Les Andelys)

 

OU MANGER ?  OU DORMIR ?

Fécamp Restaurant "La Marée" - 77, quai Bérigny - 76400
Tél : 02.35.29.39.15
Site web : http://www.restaurant-maree-fecamp.fr/