Récits et photos de balades à moto


BMW R1200 R

 

Dernière mise à jour
29/08/2017

VEXIN

FRANCAIS - NORMAND

ILE-DE-FRANCE

NORMANDIE


 

 

Mon "étalon" sur la route des côteaux de la Seine
 



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   Réinvestissement de quelques unes de mes routes à vélo pour une virée moto dans le Vexin français et normand. Cette balade, disons-le tout de suite, n'est pas taillée pour une sportive pur jus.  Elle emprunte majoritairement des départementales parfois un peu velues et un peu... cabossées. Ceci dit, je l'ai faite sur mon nouveau joujou, le 1200 R BMW, qui n'est pas spécialement conçu pour les petites routes frippées, mais qui globalement n'a pas malmené son "pilote". Le tout, c'est de bien régler ses suspattes et ne pas surgonfler. Pour ma part, avec l'ajustement électronique des suspensions (ESA), les réglages se résument à appuyer sur un bouton, y compris en dynamique.
   La distinction entre Vexin français et Vexin normand n'a rien à voir avec la géographie mais plutôt avec l'histoire. A l'époque des tribus gauloises, il n'existait qu'un seul territoire, le Veuguessin et c'est en 911, à l'issue d'un conflit entre le roi de France et les Vikings, que cette région fut séparée en deux. A l'est de L'Epte, le Vexin normand et à l'ouest, le Vexin français. Néanmoins, il existe des différences bien marquées dans l'habitat vexinois : à l'est, des villages organisés autour des fermes avec des maisons collées les unes aux autres et à l'ouest une tradition très fortement marquée par l'influence normande.
   Géographiquement, c'est une région de plateaux, entrecoupés de nombreuses vallées dont celles de la Seine, de l'Oise, de l'Epte, de l'Andelle... avec de belles forêts, des côteaux escarpés, des marais qui abritent de nombreuses espèces végétales et animales. Par ailleurs, la région possède un patrimoine riche et varié : petits villages, abbayes, châteaux-forts, parcs et jardins. Le Vexin est également une région qui a beaucoup inspiré les peintres impressionnistes : Monet à Giverny, Van Gogh à Auvers, Pissaro à Pontoise, Berthe Morisot...
Bref, une balade avec des routes sympas et des arrêts patrimoine possible pour ceux que ça intéressent.
   Donc, Départ au pied de la Collégiale de Mantes-la-Jolie et traversée de la Seine pour prendre la route de Vétheuil et des côteaux de la Seine. Ce matin-là d'octobre, une brume épaisse suit le fleuve et dissimule les deux rives - c'est tout juste si j'arrive à voir mon guidon - ;-) mais en montant vers la route des crêtes, au-dessus de Vétheuil, le soleil montre son nez et dans les premiers virages qui plongent sur la Roche-Guyon, on est au spectacle devant une "mer" de "nuages" dont émerge l'austère donjon du château de la Roche.
Après avoir évité Vernon, (je zappe les villes importantes autant que faire se peut), on arrive dans la vallée de l'Eure qu'on parcourt sur 34 kilomètres jusqu'à Acquigny, une route que j'affectionne particulièrement à vélo.
Mais avec déjà 119 kms au compteur, il est temps de s'arrêter pour la pause déjeuner. A Acquigny, pas trop de choix possible mais j'avise le restaurant "La Chaumière" dans lequel se pressent les employés du coin. En général, c'est un bon indice. Et en effet, bonne pioche : l'auberge est excellente. "Le" Chef, Bernadette Gohel, appartient au réseau "Les Chefs du Club de l'Eure" qui semble avoir une bonne réputation. Selon son budget (j'avais mangé et bu pour 28 euros), on peut aussi pousser un peu plus haut à Louviers par exemple et trouver des restaurants pour toutes les bourses.
   Le road-book de l'après-midi consiste d'abord à se rapprocher de la Seine afin de la longer au plus près à partir d'Heudebouville. La route qui y mène est étroite et moussue, et après les lacets (si, si, y'en a aussi en Normandie), on se retrouve sur une voie de halage romantique à souhait, bordée de chaumières et de maisons que des smicards auraient bien du mal à se payer. Mais c'est beau !
Après ça, la route, carrément déserte, permet de passer la deuze et du coup, on arrive aux Andelys en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. En traversant le pont de la Seine, je salue ce vieux "Château Gaillard" que je connais bien et dont je recommande la visite. Il paraît que les soirs de pleine lune, on peut y apercevoir le fantôme de la sulfureuse Marguerite de Bourgogne, qui, à la tour de Nesle, tuait ses amants après les avoir "consommés". Quelle femme ! Mais bon, faut-il croire ce que raconte Maurice Druon dans ses "Rois Maudits" ? ;-))
A Château-sur-Epte, on frôle la frontière entre les deux Vexin. Au détour d'un virage on découvre les ruines du château. Envahi par la végétation, carrément abandonné par une commune ou des collectivités qui n'ont pas les moyens, on dirait un vieux chicot délabré sur une gencive édentée. Un peu plus loin au sud, dans Bray-et-Lû, on franchit l'Epte et donc la "frontière" et on pénètre dans le Vexin français, récemment mis en valeur par la création d'un Parc Naturel  Régional. Les forêts sont nombreuses et cette partie du Vexin français est parcourue par des routes sinueuses et pentues, qui font "souffrir" le cycliste mais ravissent le motard.
Une mention particulière pour la traversée de Wy-Dit-Joli-Village, un joli village en effet avec un remarquable musée de l'outil  mais ce qui est amusant c'est l'origine de ce nom. C'est Henri IV qui l'aurait baptisé ainsi. Il y a deux versions à la petite histoire : en traversant le bourg il aurait dit : "Quel est ce joli village ?" La seconde version est moins flatteuse : constatant que les ruelles étaient défoncées et sales, il aurait demandé le nom du village. On lui aurait répondu : "Wy" et il aurait fait ce commentaire : "Eh bien quel joli village !"
   Reste plus qu'à achever la balade en ralliant la collégiale de Mantes, qui veille sur la Seine et le vénérable pont de Limay (peint par Corot), que l'armée française en déroute avait partiellement fait sauté en 1940 pour retarder l'avance des troupes allemandes. Le pont datait quand même du XIème siècle et la destruction de deux arches n'avait pas changé grand-chose à la progression des allemands. On parle aujourd'hui de rétablir la continuité du pont par une passerelle piétonnière, on verra...

 

ALLER  (119 kms)

Mantes-la-Jolie (Collégiale)
 
 
Vétheuil D147
La Roche-Guyon D100
Bennecourt D147, VC3 Chemin de Gommecourt
Bonnières D100, D201
Chaufour D113
Blaru D52
La Chapelle-Réanville D52, D64
Pacy-sur-Eure C12, D65, D836
Villegats D141, N13, D70
Chanu C13
Neuilly D148, C1
Heudreville-sur-Eure D71
Acquigny D155, D71
   

RETOUR  (126 kms)

Acquigny
 
 
Heudebouville D82, route d'Ingremare
Bernières-sur-Seine Route de l'Ormais (bords de Seine), C24
Les Andelys C85, D135
Notre-Dame-de-l'Isle D313
Forêt-la-Folie D10
Château-sur-Epte D9
Bray-et-Lû D667, D146
Villers-en-Arthies D142, D86, D147
Wy-Dit-Joli-Village D142, D983, D159
Seraincourt C4, VC3, D43
Fontenay-Saint-Père D913, D130, D913
Mantes-la-Jolie D983
   

 


La Roche-Guyon
 


Après Heudebouville : route de halage
 


Cressonnière de Saint-Vigor
 


Pont des Andelys
 


Château-sur-Epte
 


Musée de l'outil de Wy-Dit-Joli-Village
 



Vallée de la Seine depuis la route des crêtes
 


 

OU MANGER ?  OU DORMIR ?


Acquigny

La Chaumière : 15, rue Aristide Briand - 27400- Acquigny